• Vidéo – Sous-traitance et externalisation dans les établissements culturels

    Vidéo – Sous-traitance et externalisation dans les établissements culturels

    Thibaud Renzi, militant à Sud Culture MICAM IdF et membre de la commission juridique de Sud Culture, nous parle du statut et des conditions de travail des agents d’accueil externalisé·es dans les établissements publics culturels et relate la récente plainte déposée par Sud Culture, Sud PTT et Solidaires à l’encontre de la Maison de la Radio et du Muséum d’Histoire Naturelle.

    Pour en lire plus concernant les plaintes déposées :
    https://sud-culture.org/2025/09/22/nous-deposons-2-nouvelles-plaintes-contre-des-etablissements-culturels/
    https://sud-culture.org/2024/10/18/nous-deposons-plainte-contre-4-etablissements-culturels/

  • Aubervilliers, cours de droit du travail : les statuts et régimes d’emploi de la culture, mardi 20 janvier 2026

    L’Union locale Aubervilliers des syndicats SUD-Solidaires organise régulièrement des formations gratuites en droit du travail ouvertes à toutes et tous.

    Le prochain cours aura lieu le mardi 20 janvier 2026 de 18h30 à 20h30 et aura pour thème : les statuts et régimes d’emploi de la culture (intermittence, artiste auteures, auto-entrepreneuriat, CDDU…)

    Le cours sera animé par des syndicalistes de SUD Culture MICAM (Métiers Intermittents de la Création des Arts et de la Médiation Île de France).

    Rendez-vous à la Bourse du travail d’Aubervilliers, bas de la rue des 21 appelés (métro Aimé Césaire L.12 ou bus Gardinoux L.35 et L.139).

  • Une institution culturelle parisienne expulse des mineurs isolés 

    Ce vendredi 19 décembre 2025, le Collectif des Jeunes du parc de Belleville a occupé les Plateaux Sauvages, théâtre municipal de la mairie du 20e arrondissement de Paris, pour réclamer leur droit au logement, en écho à la Journée Internationale des migrant·es qui s’est tenue le 18 décembre. 

    Des centaines de jeunes vivent toujours dans les rues de Paris et sa banlieue. Les pouvoirs publics doivent pouvoir trouver urgemment une solution. 

    Les Plateaux Sauvages sont un lieu institutionnel de la culture affichant des valeurs d’entraide, de solidarité et d’ouverture. Nous déplorons la réaction de la direction des Plateaux Sauvages qui n’a pas hésité à faire appel aux forces de l’ordre pour évacuer les mineurs et leurs soutiens présent·es. Ce lieu étant sous tutelle de la mairie de Paris, interlocuteur qui ignore les mineurs isolé·es depuis plusieurs mois et qui les a violemment expulsé·es de la Gaîté Lyrique le 18 mars 2025, c’est à nouveau toute la chaîne institutionnelle publique qui applique des politiques violentes et racistes. Le milieu culturel sert de plateau pour les appliquer.

    A l’heure de la bataille culturelle contre l’extrême droite, nous constatons qu’une nouvelle fois un établissement culturel désavoue par les actes ce qu’il professe en parole.

    Cette violence institutionnelle banalise la xénophobie, le rejet de l’autre et la culture de l’exclusion. Elle légitime l’appareil répressif et le racisme d’État.

    Le milieu de la Culture en proie à une précarité croissante, dans un contexte de coupes budgétaires, doit appliquer ses valeurs de solidarité et faire bloc. 

    Nous revendiquons des logements décents, la régularisation et un accompagnement digne pour toustes les mineurs isolé.e.s et le soutien indéfectible du monde de la culture à toustes les sans-papiers. Nous refusons que nos lieux de travail deviennent le terreau des idées d’extrême-droite.

    Sud Culture Solidaires - Spectacle vivant et création
  • AFDAS : rassemblement le 18 décembre

    Depuis mi-octobre, l’AFDAS (Assurance formation des activités du spectacle) a gelé le financement des formations des artistes-auteur·ices, des journalistes pigistes et des intermittent·es. Nous nous mobilisons pour défendre notre droit à la formation !

    Soyons nombreux·ses le 18 décembre 2025 à 9h devant le siège de l’AFDAS (66 rue Stendhal 75012 Paris)pour faire entendre notre mécontentement et nos revendications pour 2026 en ce jour de conseil d’administration de l’AFDAS.

    Ce gel des financements de nos formations poursuit un processus de délitement de nos droits remarqué dès l’année dernière, notamment à travers une redéfinition des critères d’attribution et une réduction des champs de formations envisageables.
    Ce remaniement des critères rend compte d’un manque de considération des enjeux contemporains de la culture, négligeant la transdisciplinarité des pratiques.
    Pire encore, avec la suspension totale des financements ce sont aussi les formations obligatoires de sécurité qui ne sont plus financées (CACES, travail en hauteur, habilitation électrique, secourisme, etc.) alors qu’elles sont obligatoires et demandées par les employeur·ses.

    Nous rappelons que pour beaucoup d’intermittent·es, notamment dans le secteur évènementiel et du spectacle vivant qui effectuent beaucoup d’heures sur les festivals estivaux, les mois de novembre, décembre et janvier sont les mois privilégiés pour la formation.
    Cette coupure brutale d’un trimestre entier est intervenue sans aucun préavis et n’a d’abord été transmise qu’individuellement par mail ou téléphone. Aujourd’hui encore, cette annonce n’est pas communiquée assez clairement par l’AFDAS, et par les syndicats représentatifs y siégeant.
    Lors de la première coupure, il a été avancé qu’elle était due au nombre croissant de demandes de la part des artistes auteur·ices et à la non participation financière de certains Organismes de Gestion Collective (OGC) ; il a ensuite été vaguement évoqué d’autres réponses floues : répercussion des années Covid, baisse du volume d’embauches, épuisement d’un fonds européen, augmentation des coûts de formations, etc., sans aucune réponse claire sur la non anticipation du manque de liquidité et la coupure brutale du jour au lendemain.

    À la violence matérielle de se retrouver privé·es de nos droits, s’ajoute la violence politique d’être laissé·es dans l’ombre. Nous exigeons transparence et réparation de la part de toutes les structures siégeant à l’AFDAS.

    Pour palier le manque d’argent pour le financement de nos formations, nous demandons l’augmentation des cotisations des employeurs, notamment en revalorisant les salaires (stagnation des salaires = stagnation des cotisations), la fin des rémunérations à la prime (défiscalisées et désocialisées) et l’obligation des OGC et des grands événements internationaux à cotiser pour la formation des Travailleur•euses du secteur.

    Un retour des financement et de nouvelles règles sont annoncés pour la mi-janvier 2026 : nous ne tolérerons pas une nouvelle dégradation de notre droit à nous former.

    Nous exigeons le droit de toutes les travailleuses et tous les travailleurs à un accès à la formation !

    Dans ce contexte, nous demandons entre autre :

    • Des explications publiques, claires et précises sur ces coupures brutales ;
    • Une transparence totale et permanente de l’ensemble du budget de l’AFDAS ;
    • La contribution obligatoire des OGC (Organismes de Gestions Collectives) ;
    • La sanctuarisation des budgets alloués aux formations obligatoires ;
    • La mise en place de procédures de recours officielles (actuellement inexistantes) ;
    • La réévaluation de critères d’attribution qui ont été abaissés.

    Aussi, dans le contexte actuel nous réclamons la fin de la politique d’austérité qui touche les services publics en général, et le service public de la culture en particulier ainsi qu’une révalorisation générale des salaires afin de combler l’inflation et augmenter les parts de cotisation des employeurs.

    STUCS Syndicat des Travailleur·euses Uni·es de la Culture et du Spectacle – CNT-SO
    STAA Syndicat des Travailleur·euses Artistes-Auteur·ices – CNT-SO
    SUD Culture Micam– Métier Intermittents de la Création des Arts et de la Médiation – Solidaires
    SIPMCS Syndicat Interprofessionnel de la Presse, des Médias de la Culture et du Spectacle – CNT-F
    12 décembre 2025

  • Cultures en grève – Gazette n°3

    Dans ce 3e numéro de la gazette, on vous propose un mois de novembre marqué par de nombreux combats : la Journée du souvenir Trans du 20 novembre, la Journée contre les Violences sexistes et sexuelles du 25 novembre.
    Mais aussi des luttes contre l’extrême droite et le patriarcat, et plusieurs cas de répression syndicale visant des camarades qui ont décidé de se battre !

    25 novembre : toustes en lutte contre les violences sexistes et sexuelles !

    Contre l’ennemi des travailleurs et des travailleuses, mettons un syndicat en face d’eux !

    On le rappelle, cette gazette est à nous toustes, donc n’hésitez pas à y participer, proposer des articles, remonter des infos etc.

    Au sommaire :

    • « Pas de fachos à Verdun, pas de messe pour Pétain »
    • Valence : « C’est un scandale », une cinquantaine d’archéologues manifestent devant le chantier de la cathédrale pour dénoncer l’absence de fouilles préalables
    • Non à la répression anti-syndicale à Hénin-Beaumont ! Retour sur la mobilisation du 17 novembre
    • Magasin CNAC de Grenoble : SUD Culture Solidaires dénonce une institution qui protège ses agresseur·ses et le manquement de la structure face à ses obligations en tant qu’employeur
    • 25 novembre 2025 : toustes dans la rue contre le patriarcat
    • Retours sur les journées interbranches Spectacle vivant, Cinéma et Métiers du livre
    • Une section syndicale c’est quoi ?
    • Des sections prennent la parole pour raconter leur histoire
    • Prochains rdv de Sud Culture

    Le numéro 3 de la gazette est à découvrir, lire, télécharger sur le site de Sud Culture.

    https://sud-culture.org/2025/12/03/cultures-en-greve-gazette-n3

  • AFDAS « Elle est où la moulaga ? »

    Cette mesure poursuit un processus de délitement de ces droits remarqué dès l’année dernière, notamment à travers une redéfinition des critères d’attribution et une réduction des champs de formations envisageables. Ce remaniement des critères rend compte d’un manque de considération des enjeux contemporains de la culture, négligeant la transdisciplinarité des pratiques.


    Pire encore, avec la suspension totale des financements, ce sont aussi les formations obligatoires de sécurité qui ne sont plus financées (CACES, travail en hauteur, habilitation électrique, secourisme, etc.) alors qu’elles sont obligatoires et demandées par les employeur·ses.

    Nous rappelons que pour beaucoup d’intermittent·es, notamment dans le secteur évènementiel et du spectacle vivant qui effectuent beaucoup d’heures sur les festivals estivaux, les mois de novembre, décembre et janvier sont les mois privilégiés pour la formation. La temporalité choisie pour suspendre l’accès aux formations n’est donc pas anodine.

    Cette coupure brutale intervient sans aucun préavis et n’est transmise qu’individuellement par mail ou téléphone lors des refus de financement. Aucune communication claire et explicite n’est fournie ni par l’AFDAS ni par les syndicats représentatifs y siégeant.

    Lors de la première coupure, il a été avancé qu’elle était due au nombre croissant de demandes de la part des artistes auteur·ices et à la non participation financière de certains organismes de gestion collective. Il a ensuite été vaguement évoqué d’autres réponses floues : répercutions des années Covid, baisse du volume d’embauches, épuisement d’un fonds européen, etc., sans aucune réponse claire sur la non anticipation du manque de liquidité et la coupure brutale du jour au lendemain.

    À la violence matérielle de se retrouver privé·es de nos droits, s’ajoute la violence politique d’être laissé·es dans l’ombre.

    Nous exigeons transparence et réparation de la part de toutes les structures siégeant à l’Afdas.

    Dans ce contexte, nous demandons :

    • Des explications publiques sur ces coupures brutales ;
    • Le droit de toutes les travailleuses et tous les travailleurs à un accès à la formation ;
    • Que soient prises en charge toutes les formations adressées à l’AFDAS ;
    • Une transparence totale et permanente de l’ensemble du budget de l’AFDAS ;
    • La contribution obligatoire des OGC ;
    • Le maintien du seuil d’accès à la formation ;
    • L’absence de période de carence entre deux formations ;
    • L’impossibilité d’interrompre une formation en cours : en cas de suspension ou d’épuisement des budgets, la possibilité d’aller au bout de la formation ;
    • La mise en place de procédures de recours officielles (actuellement inexistantes) ;
    • La réévaluation de critères d’attribution qui ont été abaissés.

    Aussi, dans le contexte actuel, nous demandons la fin de la politique d’austérité qui touche les services publics en général, et le service public de la culture en particulier.

    STUCS Syndicat des Travailleur·euses Uni·es de la Culture et du Spectacle – CNT-SO, STAA Syndicat des Travailleur·euses Artistes-Auteur·ices – CNT-SO, SUD Culture – Métier Intermittents de la Création des Arts et de la Médiation – Solidaires
    28 novembre 2025